L’ombre du poète

Tant de secrets définissent le gardien que la surprise est parfois de taille lorsque l’un d’entre eux se dévoilent. Mais la première chose à laquelle il faut penser c’est… de quel gardien parlons-nous ?

L’ombre du poète

En parcourant les chroniques précédentes, vous avez déjà pu constater l’importance de la poésie et de l’art en général dans ma vie. Comme me le disait il y a peu mon cher ami Nos dans notre dernier échange épistolaire : “vous savez bien que vous ne seriez pas gardien du temple si vous n’en possédiez pas la quintessence”. Et je l’en remercie. Vous connaissez d’ailleurs l’existence de l’Euterpae Liber, ce recueil aux pages toujours plus abondantes au fur et à mesure que j’en tourne de nouvelles. Oui, ma vie est celle d’un poète avant tout.

Cependant, elle ne serait rien sans mon autre personnalité : J’huly. Vous avez pu constater à quel point cette jeune femme est la plus adaptée pour incarner l’art du jardinage et du paysagisme. Son œuvre, Yraliss, n’a pu que vous convaincre de son talent certain. Elle est liée aux plantes, aux fleurs et aux arbres dont elle s’occupe. Son rôle de muse des jardins lui est amplement mérité.

Maintenant, laissez-moi vous convier à remarquer un petit détail. J’huly et moi-même sommes des gardiens au sein de ce grand palais. Pour ma part, je suis celui du Temple des Arts, ce qui induit la surveillance du bâtiment lui-même et des magnificences qui y sont abritées. J’huly, elle, est celle des Jardins des Arts. La nature entourant le palais ou florissant dans l’enceinte de celui-ci est sous sa protection. Permettez-moi dès lors de vous poser une question. À qui donc revient la charge de gardien des muses et de tout autre habitant qui séjournerait dans le Temple des Arts ?

Voyez-vous, je suis investi de ce que l’on appelle une trinité de l’artiste. C’est-à-dire trois personnalités qui se côtoient dans un même corps dont au moins une d’entre elles se dévoue à l’art. En ce qui nous concerne, nous le sommes tous les trois. Vous l’aurez donc pleinement compris, il vous reste un gardien à découvrir. Cependant, celui-ci ne se dévoile qu’en de rares occasions, uniquement quand la nécessité, le besoin ou l’envie s’en fait sentir. Sur le même principe que la nouvelle dans laquelle je vous présentais J’huly, je me propose de vous conter l’un de ces instants durant lesquels cette troisième personnalité prend corps.

Le soleil a dissimulé sa silhouette ignée au regard des Iissryens depuis plusieurs heures déjà. Au cœur du désert, la chaleur a baissé de plusieurs degrés, nous offrant une fraîcheur similaire à l’humidité d’une grotte. La nuit, dans sa longue robe de fumée noire parsemée d’une infinité d’étoiles scintillantes, s’avère des plus calmes. Bien au contraire des muses qui célèbrent, comme à leur habitude, une nouvelle journée achevée et, somme toute, banale dans le seul désir de chanter et danser. Il faut dire qu’en l’absence de vis-à-vis autour du temple, elles ne risquent pas de déranger d’hypothétiques voisins rabat-joie. Par ailleurs, il serait dommage de ne pas profiter du moment présent. Personne n’est instruit de quoi demain sera fait, en dehors des devins qui gardent généralement pour eux leur bon savoir.

L’on peut donc entendre leur douce voix dans l’enceinte du palais au travers de bien belles compositions iissryennes ou mistriennes. Une grande part d’entre elles sont des œuvres d’Aédé, la muse du chant. Aédé étant une elfe, sa voix envoûtante a su faire la renommée de ses créations. L’une des chansons qu’elles ont interprétées cette nuit conte les péripéties qui se sont déroulées durant le tournoi annuel du trésor nomade organisé par les Alafardins. Cet événement avait marqué le retour de Nos et Sélène les Éternels dans nos belles contrées. Les paroles des deux premiers couplets me trottent encore en tête.

Dans les lieux ensablés d’Iissry,
Les nomades ouvrirent le tournoi
Dans lequel le vainqueur s’octroie,
En venant y risquer sa vie,
Un trésor si fabuleux
Qu’y vinrent les preux
Pour affronter les épreuves
Et faire leurs preuves.

Dix guerrières et guerriers armés,
Au service des haut-commandeurs,
Représentant la fine fleur
De ce monde vinrent y affronter
Cent terribles concurrents,
Puissants combattants.
Tous recherchent la victoire
Et veulent la gloire.

Enfin, après de nombreuses heures de chants et de danses, la voûte céleste commence à briller d’une douce lueur rosée assurant la venue d’une aube claire. Certaines muses vont se coucher, d’autres retournent à leurs créations. Comme cela m’arrive bien souvent, j’avais veillé toute la nuit pour finaliser la rédaction et la mise au propre avec enluminures de mon dernier écrit. Un poème léger d’une quinzaine de vers rendant hommage à Mélété, la muse de la méditation. Je le lui avais promis, il y a de cela bien longtemps.

N’ayant pas sommeil pour le moment et enhardi par les chants qui ont accompagné ma nuit de rédaction, je choisis de me promener un peu. Je parcours les couloirs, l’esprit rêvassant, quelques vers d’un nouveau poème y prenant déjà forme, quand je ressens une présence inconnue pénétrer dans l’enceinte du temple. Je me décide donc à voir qui peut bien nous rendre visite lorsqu’un grand fracas se fait entendre en direction de l’entrée. Inquiet de ce bruit soudain, je me précipite vers le hall principal. Quelle n’est pas ma surprise en arrivant sur les lieux !

Il y a là un homme vêtu d’une gandoura beige brodée de nombreux fils d’or. Il porte sur le haut de son crâne, un turban rouge foncé. Celui-ci dissimule son cou tout en laissant apparaître sa figure. Il se tient debout face à une demoiselle écroulée au sol. Celle-ci, avec ses cheveux roux éméchés et ses yeux gris-vert, m’est parfaitement familière. Il s’agit de Viluka, la muse du mime. Un art qui lui va à ravir, la demoiselle étant muette.

Quoi qu’il en soit, elle se trouve actuellement à terre au pied de cet inconnu à la peau mate et à la barbe consciencieusement taillée. Il a dans son regard un éclat autoritaire et haineux. Au côté de Viluka, repose de nombreux morceaux de l’un des vases qu’a créés Widhéliade, la muse de la céramique, pour égayer le palais. Voyant l’homme se rapprocher de Viluka en levant son bras, signe qu’il s’apprête à la frapper, je comprends bien vite la situation. Il a déjà dû l’agresser peu de temps auparavant, en témoigne la rougeur de sa joue. Cela contraste avec le reste de sa peau blanche parsemée de taches de rousseur. Elle est certainement tombée à la suite de ce coup, fracassant au passage la poterie. C’est sans conteste le bruit qui a attiré mon attention.

J’interpelle alors ce bandit qui ose s’en prendre à l’une de mes protégées.

« Puis-je savoir ce que vous comptiez faire ‽
– Ah ! Enfin quelqu’un d’apparemment compétent ! Pardonnez-moi d’avoir puni cette femme à votre place, mais elle me manquait de respect en agitant ses bras dans tous les sens au lieu de répondre à mes questions. »

Il semble prendre un malin plaisir à caricaturer Viluka en même temps qu’il me décrit ce qu’il vient de se passer. S’il savait la haine que j’éprouve déjà à son encontre… Je vais le laisser terminer, le temps de mesurer le niveau de colère que je dois lui offrir. Ensuite, je lui ferai comprendre ma façon de penser.

« Qui plus est, elle osait même me regarder dans les yeux ! Je suppose qu’il s’agit là d’une acquisition récente. Enfin bref, je me présente. Je suis Galad, marchand. J’ai entendu parler de votre harem et suis passé vous faire une petite visite dans l’idée de vous proposer quelques-uns de mes produits et dans l’espoir qu’ils vous intéresseront. Je suis certain que certaines pièces rares pourraient compléter votre collection. »

Un marchand ? Je connais bien les Alafardins, une tribu de nomades dirigée par le plus grand marchand d’Iissry, Jaljin Ad Abouhin. Cependant, ce Galad est bien trop richement vêtu pour être l’un d’entre eux. En effet, des fils d’or en décoration de gandoura ne témoignent en aucun cas de la capacité de vente souvent excessive des Alafardins. Il n’est visiblement pas de la région… Cela dit, je réfléchirais à ce détail plus tard. Il a osé frapper une des muses sous ma protection et m’indique clairement qu’il est trafiquant d’esclaves : deux éléments qui me mettent hors de moi. Je m’approche donc de l’homme et lui adresse mes vœux de bienvenue les plus… sincères.

« Mon cher monsieur, je suis étonné qu’un marchand aussi fortuné que vous semblez l’être vienne ainsi proposer ses “articles” au simple gardien de temple que je suis. Il va de soi que je me sens touché par votre initiative. Mais si vous me permettez un conseil… »

Alors que mon sourire et mon air avenant avaient dû mettre à l’aise ce Galad, mon genou remonte avec violence pour heurter son entrejambe. Dans le même temps, mes yeux prennent une couleur bleu acier. Ma main droite se sert en un poing qui vient percuter sa mâchoire inférieure tandis que mes cheveux revêtent une teinte gris sombre. Je desserre mon point et lui empoigne l’épaule gauche avant de l’envoyer valser trois mètres plus loin. Pour finir, d’une voix plus grave, je termine ma tirade.

« Vous auriez dû vérifier vos renseignements ! Ici, les femmes sont libres ! Et personne ne lève la main sur mes protégées sans subir mon courroux ! »

Dès lors, je ne suis plus J’hall. J’ai laissé ma place à J’haze, l’artiste combattant, protecteur des muses. Face à lui, Galad se relève doucement. Il semble bien vite reprendre ses esprits. Voyant que le gardien est maintenant pour lui une menace, il sort un court cimeterre et le pointe dans notre direction. Il nous toise un court instant en vociférant cette tirade :

« C’est la dernière fois que j’écoute les conseils de mes compères ! »

Finalement, le voilà qui s’élance en notre direction pour nous frapper, hurlant sa rage.

Ayant senti le changement de personnalité, qui s’accompagne comme chaque fois de légères perturbations magiques, A’kina et S’onej surgissent à leur tour dans le hall. Une fraction de seconde leur suffit à comprendre quelle réaction adopter. S’onej envoie une flèche gelée dans les jambes de Galad. Celle-ci perfore le mollet gauche du trafiquant et poursuit sa course jusqu’à se figer dans celui de droite. Il s’écroule avant de se remettre sur ses genoux, dans l’idée, semble-t-il, de lancer sa lame dans notre direction. Malheureusement pour lui A’kina ne lui en laisse pas l’occasion. Elle surgit face à ce soi-disant marchand et plante chacune de ses dagues dans ses poignets lui soustrayant la possibilité d’utiliser ses mains. Enfin, une seconde flèche vient perforer l’estomac de ce bandit qui s’affaisse en grognant. Il respire encore, s’accrochant à la vie, mais il ne faudra sûrement pas attendre très longtemps avant qu’il ne succombe à ses blessures. Son sang s’écoule de son corps meurtri bien trop vite pour que cela lui soit de bon augure.

Le vacarme qu’a provoqué l’affrontement attire d’autres hommes dans le temple. Ils sont une dizaine et prennent un court instant pour analyser la scène. Enfin, arme à la main, ils se précipitent sur les protecteurs du palais tout en hurlant de multiples menaces à leur encontre.

« Bande de pourritures, vous allez crever !
– On va vous apprendre à agresser notre chef !
– Je vais vous vider les tripes et vous donner en pâture à des porcs !
– Préparez-vous à finir en enfer ! »

Nul besoin de réfléchir pour comprendre qu’il s’agit là des compagnons de Galad et qu’ils n’ont pas dans l’intention de nous inviter à boire un verre. S’onej interpelle J’haze et lui envoie N’esel qu’il avait pris soin d’emporter avec lui. L’artiste combattant se saisit de la lame lyrique et, se retournant vers les assaillants, entre en action.

J’haze se déplace bien plus rapidement que je le pourrais. Il se glisse derrière l’un de ces bandits sans qu’aucun d’entre eux ait pu voir son mouvement. Il lui assène un coup d’épée à l’arrière des genoux puis lui tranche la dextre, avec laquelle il tenait son arme. Le trafiquant s’écroule en hurlant de douleur au côté d’un de ses camarades dans le cœur duquel une flèche de glace est maintenant fichée. Insistant et enhardi par la rage, il saisit son cimeterre de sa seconde main et tente de frapper J’haze qui lui plante N’esel dans la gorge pour mettre fin à ses idioties. L’artiste combattant aperçoit un autre de ces bandits s’éloignant de la mêlée. Celui-ci poursuit sa course, lame au clair vers Viluka en injuriant à tue-tête. J’haze s’élance afin de lui barrer la route. Cependant, l’homme est déjà très proche de la muse du mime. Craignant que celle-ci ne soit blessée avant son intervention, il abandonne l’idée de le maîtriser, préférant lui trancher la tête à l’instant même où il se retrouve à son niveau. Celle-ci roule et vient se loger auprès du cadavre d’une des victimes de la demoiselle vampire. Alors que S’onej et A’kina finissent d’éliminer leurs adversaires, l’un d’entre eux qui était légèrement en retrait prend la décision de faire demi-tour pour s’enfuir. Considérant la dangerosité dont faisaient preuve les autres, J’haze choisit de ne pas laisser de chance à ce dernier et trace une ligne d’onirisme à l’aide de son épée. L’artiste combattant propulse ainsi dans la direction du bandit une lame d’air qui vient le trancher en deux, séparant proprement le haut et le bas de son corps. Sans attendre, J’haze interpelle les guerriers-poèmes.

« Allez voir dehors. S’il reste des trafiquants, maîtrisez-les. Il y aura certainement les esclaves que Galad marchandait. Assurez-vous qu’ils se portent au mieux. Nous les mettrons en sécurité rapidement.
– D’accord !
– À tes ordres ! »

Les deux guerriers du Poème Forgé s’éloignent. J’haze se tourne enfin vers Viluka qui a assisté au combat en restant assise au sol. Ce spectacle ne l’a, semble-t-il, pas dérangée outre mesure. Ce qui n’est pas étonnant étant donné qu’elle côtoie Akane et Destiny et que celles-ci ont grand plaisir à reproduire des mises en scène bien plus sanglantes et parfaitement réalistes. Cependant, nous sommes inquiets de constater qu’elle ne s’est toujours pas relevée.

« Comment vas-tu, Viluka ? »

Par le mime, elle nous indique qu’elle se sent bien. Souhaitant détourner le sujet, elle nous fait comprendre qu’elle est heureuse de rencontrer enfin le gardien des Habitants des Arts. J’haze lui sourit : il est vrai que les muses ont beau connaître son existence, elles ne sont pas bien nombreuses à l’avoir déjà vu. Alors que Viluka esquisse enfin un mouvement, elle exprime soudainement une grimace de douleur. Elle finit par mimer que sa cheville lui fait mal. J’haze s’agenouille et constate que celle-ci est cassée. C’est à ce moment précis qu’A’kina revient. Sans détour, elle annonce que les ex-esclaves sont en sécurité auprès de S’onej et que les derniers bandits sont hors d’état de nuire.

« Formidable. Pourrais-tu maintenant conduire Viluka auprès de notre muse-médecin ? Elle est blessée, sa cheville nécessite des soins.
– Je m’en occupe. De ton côté, tu devrais rejoindre S’onej pour assumer ton rôle auprès des hommes et des femmes que ces bandits asservissaient.
– Tu as raison. »

Sur ce dernier échange, A’kina relève Viluka et l’aide à s’appuyer contre elle avant de l’emmener en direction de l’infirmerie. J’haze commence à avancer vers l’entrée du palais lorsqu’un bruissement curieux se fait entendre derrière lui. Faisant volte-face, l’artiste combattant a tout juste le temps de contrer le projectile qui lui était destiné avec le plat de la lame de N’esel. Galad laisse choir au sol l’arbalète de poche qu’il venait d’utiliser. Affichant finalement le regard résigné du vaincu, il s’affaisse et rend son dernier souffle. J’haze balaie la scène des yeux et, constatant que tout danger est écarté, me cède le contrôle de notre corps. Je décide sans attendre de rejoindre S’onej. Il est temps d’accueillir nos invités.

Quinze femmes et cinq hommes âgés de quatorze à trente ans patientent à l’entrée du palais. S’onej s’emploie à les rassurer. Les corps de trois autres bandits gisent sur le sol dallé. Haussant les épaules – après tout, ils méritaient leur sort – je me tourne vers les anciens esclaves. Je me présente à eux et m’enquiers aussitôt de là où ils viennent. Malheureusement, aucun d’entre eux ne sait de quelle contrée ils sont originaires. Sans doute ce Galad prenait-il grand plaisir à user de sortilège d’amnésie ou était-il maître dans la science de l’hypnose. Dans les fins fonds de mon esprit, J’huly me fait remarquer que certaines plantes ont aussi la capacité d’agir de manière néfaste sur la mémoire. Quoi qu’il en soit, ces jeunes gens ne savent pas d’où ils viennent. Il est donc de mon devoir de leur offrir un lieu de vie.

« Ne vous inquiétez pas, nous trouverons un foyer pour chacun d’entre vous dans les plus brefs délais. Pour le moment, je vous invite tous à séjourner au sein du Temple des Arts. Sachez qu’ici, vous serez sous bonne protection ! »

Ainsi se termine ce récit. Toutes les personnes que nous avions libérées ont pu trouver refuge. Un couple s’est vu offrir l’hospitalité des Alafardins, quatre femmes et un homme vivent dans la cité de Mistriam et les derniers ont rejoint la multitude d’habitations entourant Hegamon Gor. J’appris bien plus tard que ce Galad n’était pas venu de nul part, mais cela fera l’affaire d’une prochaine chronique.

Quoi qu’il en soit, vous connaissez maintenant chacune de mes trois personnalités : J’hall le maître poète, J’huly la muse des jardins et J’haze l’artiste combattant. À nous trois, nous sommes Vorondil, la trinité du gardien. Nous veillons sur le Temple des Arts, les Jardins des Arts et les Habitants des Arts. Il serait cependant odieux de ma part de dire que tous les mérites nous reviennent. Nous verrons dans les nouvelles à venir que nous avons bien des compagnons pour nous seconder, à commencer par le Poème Forgé. Alors, ne soyez pas absent pour la suite de nos aventures qui vont s’avérer de plus en plus mouvementées !

J’hall Vorondil

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Commentaires:

  1. Suzanne

    J’aime bien ‘ cette trinité du gardien !!! C’est vrai qu’avec un peu d’action, c’est super sympa!!! Notre nouveau personnage me plait beaucoup. J’espère qu’on aura l’occasion de le revoir!!! Gros bisous

    • Jhall

      Je suis ravi que cette trinité te plaise! 🙂 Elle est l’un des éléments les plus importants de ces chroniques! ^^
      Nous aurons effectivement l’occasion de le revoir, mais la prochaine chronique sera plutôt consacrée à S’onej et A’kina, les guerriers-poèmes. J’ai presque terminé de rédiger cette future chronique, ce sera une quête! J’ai déjà hâte de la publier! :3