La poétesse des jardins

Au sein du Temple des Arts, l’on peut trouver des jardins d’une magnificence sans égale. J’aurais grand plaisir à vous les présenter, tout en abordant le plus beau de ses secrets…

La poétesse des jardins

Yraliss, les jardins fabuleux. Merveille parmi les merveilles.

Le Temple des Arts a été construit à l’emplacement d’un immense regroupement d’oasis. Les prédispositions du terrain ont inspiré les jardins du palais. Ceux-ci abritent une étonnante variété de fleurs, arbres et autres plantes. Près de quarante hectares de végétation s’étendent autour et au cœur de l’enceinte du bâtiment. Certaines espèces sont même d’une extrême rareté. L’on peut y trouver la solarite, une fleur aux pétales fins dont le cœur est capable d’émettre sa propre lumière ; le cerisier de feu dont le bois déjà brûlant est insensible aux flammes et dont les fleurs rouges émettent une douce tiédeur ; ou encore la croqueuse des sables, une plante carnivore du désert dont la tête atteint la taille d’un humain adulte.

Dans un monde comme le vôtre, dénué de magie, l’entretien d’une pareille étendue de végétation mériterait d’être pris en charge par une centaine de personnes. Au Temple des Arts, une seule et unique jardinière s’occupe de l’entretenir. Cette jeune femme porte le titre de muse des jardins. C’est elle qui a créé Yraliss, l’œuvre d’art la plus vaste et la plus grande qu’abrite le palais. Par ailleurs, il vous faut savoir que cette demoiselle n’est pas toujours une réalité. Permettez-moi de vous conter l’une de ces journées où la muse des jardins entre en scène.

Le soleil illumine les immenses et désertiques plaines de sable de l’Iissry. Dans le lointain, le regard des Iissryens peut admirer les hauts pics montagneux du nord. Au sud se dresse l’immense forêt de Mistriam, territoire des elfes du même nom. À l’est, le continent s’étend sur bien des territoires tandis qu’à l’ouest, le désert se poursuit jusqu’à l’océan bien au-delà de ce que le regard peut percevoir. Au cœur de ce paysage trône le Temple de la Poésie. Ce palais voit ses tours se dresser dans leur blancheur éclatante en gardiennes indestructibles sous leurs coupoles d’or pur. À l’avant de celui-ci l’on trouve une longue allée principale. Deux fontaines grandiosement ornementées encadrent de leur majesté ce passage dallé. L’entrée est formée d’une arche d’une quinzaine de mètres de hauteur soutenue par deux puissants piliers de granite. Sur la partie supérieure, pour tout motif, est gravé un ancien poème elfique. Les vers qui le composent pourraient valoir ceux-ci :

Sur le sable brûlant, au bord des oasis,
Dans le désert d’Iissry voisin de Mistriam,
Est battit en ce jour sous la soleil en flamme
Un grand palais doré que les elfes bénissent.

Ce jour d’hui un gardien s’y est vu recevoir
Toutes clés et tous sceaux des mains de l’éternel
Afin de protéger les douces demoiselles
Qui en muses viendront y écrire l’histoire.

Entre murs et piliers, sous les arches et voûtes
Les humains fêteront jusque dans les tours hautes
Sous les yeux ébahis de chacun de leurs hôtes
Tous poèmes et chants qui caressent l’écoute.

Aux côtés de l’arche principale, d’autres se profilent dans des dimensions plus raisonnables. Derrière celles-ci, un vaste hall accueille les voyageurs. Au sol, une mosaïque chatoyante reproduit un livre ouvert encadré d’une rose et d’une épée. La voûte du plafond est peinte d’une fresque où deux ciels, nocturne et diurne, se rencontrent et se confondent avec, au centre, un demi-soleil jumelé avec la moitié d’une lune. Depuis ce hall, diverses portes donnent accès à l’intérieur du palais. Un dôme de magie invisible et titanesque protège le temple et ses habitants de la chaleur étouffante qui règne au sein du désert. Seule l’allée principale n’est pas couverte. Les jardins du palais sont d’ailleurs l’unique endroit des environs où la fraîcheur est constamment présente.

La matinée est bien entamée. Glissy, la croqueuse des sables domestique des muses, finit tranquillement son repas : le cadavre d’un assassin aux antécédents de violeurs s’en prenant aux voyageurs. C’est dans cette atmosphère tranquille et chaleureuse qu’une ombre se déplace entre les séquoias noirs et les chênes blancs. Leurs troncs enlacés forment une série de voûtes sous lesquelles un chemin de gravillons serpente. La silhouette féminine avance en caressant avec nonchalance l’écorce de ses protégés. De fins rais de soleil percent le feuillage, dans l’espoir d’illuminer la demoiselle. À chacun de ses pas, le sol crisse doucement. Les sifflements de quelques oiseaux se font entendre. De nombreuses senteurs planent dans les environs baignant la jeune femme dans un nuage de parfums.

Arrivée au bout du chemin, elle est soudain éblouie par l’astre enflammé. Ses yeux mi-clos s’habituent doucement à la lumière et laissent entrevoir des pupilles aux reflets turquoise. Elle scrute les alentours guettant les plantes qui auraient besoin de son aide. Son visage blanc est embelli d’un sourire radieux traduisant son bonheur d’être ici. Sa chevelure liliale attachée en une longue et fine natte entrelacée de fibre de lin descend jusqu’à mi-dos. Son expression de pure innocence se voit amplifiée par son chapeau de paille orné d’un ruban bleu pâle et d’une fleur de cerisier magique ne pouvant flétrir. Elle l’arbore avec coquetterie, légèrement penché en arrière sur le haut de sa tête. Sa robe blanche à bretelle dissimulant jusqu’à ses genoux est resserrée à la taille par une ceinture en coton nouée du côté droit. Une petite sacoche rouge pend le long de sa hanche gauche. Elle contient divers sachets de graines que la muse garde précieusement auprès d’elle pour les planter là où l’opération lui semble judicieuse. Ses pieds nus sont protégés des rudesses du sol par des chaussons de paille. Un ruban bleu nuit attaché à sa cheville vient terminer le tableau.

Elle s’approche d’un parterre regroupant des violettes et des pensées. Celui-ci est encadré à sa droite par une glycine au tronc noueux dont la cime forme une demi-sphère de pétales bleus. À sa gauche, un lilas rarissime originaire de la forêt des elfes, répondant au doux nom de lilas précieux, insole ses fleurs aux multiples couleurs. La jeune femme plante d’autres pensées dans des tons rouges pour tenir compagnie à leurs sœurs déjà présentes. Elle exerce ainsi paisiblement son art gardant un perpétuel sourire sur son visage.

Permettez-moi une petite interruption. Voyez-vous, lorsque quelqu’un est sacré habitant des Arts, j’informe le nouvel arrivant des diverses règles qui régissent les lieux. Je prends également brièvement le temps de fournir quelques informations utiles sur la vie au palais. Parmi celles-ci, l’existence d’une gardienne des jardins est abordée. D’une grande timidité, elle se montre rarement aux autres résidents du Temple des Arts. De ce que l’on conte, sa discrétion légendaire est telle que la débusquer est affaire de patience. Certaines rumeurs vont jusqu’à affirmer qu’elle dispose du pouvoir d’effacer son existence à tout loisir. Bien heureusement, les muses finissent tôt ou tard par la rencontrer, évitant ainsi de véhiculer de fausses vérités.

Mais revenons à la scène actuelle. Les venues de la jeune femme dans les jardins du palais lui offrent généralement la tranquillité qu’elle désire. Elle peut ainsi œuvrer en toute quiétude. Cependant, en ce jour, une de ses consœurs l’a aperçue et suivie…

La silhouette qui épiait la muse des jardins jusqu’alors s’approche lentement de celle-ci, puis tapote doucement à son épaule. Dans un sursaut, la demoiselle se retourne et se retrouve face à face avec la muse du sang.

« Akane ! Tu m’as fait peur ! Tu devrais éviter d’être aussi silencieuse… »

La voix cristalline de la muse des jardins s’était fait entendre joliment apaisante, malgré la surprise provoquée par Akane. Cette dernière prit un court instant avant de s’exprimer à nouveau, étrangement décontenancée par cette phonation douce et inconnue aux échos néanmoins familiers…

« Je suis désolée de t’avoir effrayée, ce n’était pas mon intention. Mais dis-moi, c’est bien la première fois que je te rencontre et pourtant tu connais déjà mon nom ?
– Euh… Eh bien… Oui. Disons que tout ce dont J’hall est au courant, je le suis également…
– Ah bon ? C’est à cause de ce rôle de gardienne qui t’est attribué ?
– Tu as bonne mémoire. Disons que c’est en partie cela… C’est un peu plus complexe que ça en réalité, mais c’est trop long à expliquer pour en parler maintenant…
– D’accord, si tu le dis… Et sinon… tu t’appelles comment ?
– Je… Je m’appelle J’huly.
– Tu as un bien joli nom. On t’a déjà dit que la sonorité se rapprochait de J’hall ?
– Bien plus souvent que tu ne pourrais l’imaginer…
– D’ailleurs, tu lui ressembles beaucoup. Tu n’aurais pas un lien de parenté avec lui ? »

J’huly semble gentiment amusée par la question d’Akane. Avec un air énigmatique, elle reprend la parole en préservant une intonation pourtant hésitante :

« Hum… Quand tu es devenu muse du sang… J’hall a dû te dire que tu ferais bien des découvertes au fil du temps au sein du palais. Tu… tu t’en souviens ?
– Oui, bien sûr ! Curieuse comme je suis, j’aurais difficilement oublié ça ! Mais bon, te concernant, je connaissais déjà ton existence, le plus difficile était de te rencontrer. D’ailleurs, pourquoi ne viens-tu pas nous rendre une petite visite de temps à autre à l’atelier ?
– Et bien… Je suis très mal à l’aise avec une foule de personnes autour de moi. Ce… ce n’est pas juste de la timidité… C’est un peu comme une sorte… d’angoisse.
– C’est étonnant. Depuis tout ce temps que tu vis dans ce palais, tu n’as jamais cherché à surpasser cette phobie ?
– Pour dire vrai, je me complais dans mon rythme de vie. En tant que muse des jardins, je côtoie des plantes au métabolisme très lent et très calme… Ne pas me mêler aux autres est aussi un choix pour rester en adéquation avec la nature… Je cherche généralement la solitude qui reste pour moi une félicité.
– Oui, je peux comprendre. »

Akane se tait soudainement pour dévisager plus intensément J’huly, lui faisant monter le rouge au rouge devant tant d’intérêt. Ne sachant comment réagir, la gardienne des jardins s’apprête à demander à sa consœur d’être moins insistante de la sorte. Cependant, la muse du sang reprend la parole avant elle.

« Plus je t’observe et plus je te trouve des traits communs avec J’hall. D’ailleurs, tu n’as pas répondu à ma question tout à l’heure. Je commence même à me demander si tu ne serais pas sa sœur !
– Et bien… justement… Tout à l’heure, je te parlais des découvertes que tu ferais ici… Et contrairement à ce que tu as supposé, je ne parlais pas de mon existence, mais justement de mon… mon lien avec J’hall.
– Oooh, d’accord ! Mais c’est super ça ! Alors vas-y, je t’écoute, c’est quoi ton secret ?
– Il n’y a pas vraiment de… secret. Ce que je vais te dire, presque toutes les autres muses sont au courant.
– Ah bon ? Alors pourquoi on ne m’a rien dit avant ?
– Aucune d’entre elles n’a été informée avant de me rencontrer, tu sais… À dire vrai, elles ont toutes eu, à un moment donné, suffisamment de curiosité pour me rendre visite et… et me questionner comme tu le fais là… Et tu comprendras bien vite pourquoi elles ne t’ont rien dit… Ce que je vais te confier, elles savent très bien que je préfère en parler moi-même… Et puis… J’hall et moi n’avons nul besoin de hurler ce qui nous concerne sur tous les toits. Ce serait comme raconter son autobiographie à n’importe qui à la première occasion. Il faudrait être terriblement… narcissique pour cela…
– Tu sais que je ne vois pas du tout où tu souhaites en venir…
– C’est très simple… Je… je suis une autre personnalité du gardien du Temple de la Poésie. Je possède ma propre apparence, mais je partage le même corps et les mêmes souvenirs que J’hall. À tout moment, nous pouvons interchanger nos places…
– Comment ‽ Tu veux dire… que tu es J’hall ?
– Non, non !… En tant que Vorondil, nous sommes un seul et même être, mais en tant que J’huly ou J’hall nous sommes bien distincts…
– Tu parles sérieusement ? Tu vis dans le même corps que J’hall, mais tu n’es pas lui ?
– Oui…
– Aurais-tu un moyen de me le prouver ? »

J’huly prend conscience qu’Akane ne semble pas considérer comme vrai ce qu’elle lui déclare. Mais bon, elle n’est pas la première et ne sera sûrement pas la dernière.

« Et bien… je pourrais laisser la place à J’hall, mais je ne pense pas qu’il serait heureux de se retrouver en robe…
– Ahah, oui, je veux bien le croire !
– Sinon… Je peux te dire une chose que seuls J’hall et toi êtes censés connaître.
– Ç’aurait pu être une solution. Mais rien ne me prouvera que tu n’as pas appris ça d’une quelconque manière.
– En vérité… il… il y a bien une information… une information que tu as léguée à J’hall et qu’il n’a pas la possibilité de partager avec d’autres… Quelque chose que tu lui as confié le jour où tu es devenue une muse…
– Tu veux dire… mon nom ?
– Oui. »

J’huly est satisfaite. Elle sait qu’elle a trouvé le moyen de prouver à Akane sa bonne foi. En effet, lorsqu’une muse obtient son titre, une cérémonie est organisée. Divers rituels ponctuent cette intronisation. À un moment donné, la future muse confie au gardien son passé afin, entre autres, d’orienter le choix du titre que portera la demoiselle. En contrepartie, un pacte magique est rédigé dans lequel le gardien s’oblige à ne jamais divulguer ce qu’il apprend. Cet engagement bloquera toujours sa volonté s’il s’essaie à trahir sa parole, ce qui assure à la femme, avec qui le contrat fut conclu, que son histoire ne sera pas dévoilée. Et si jamais le gardien réussissait à évoquer les confidences d’une des muses face à une personne quelconque, il saurait que celle-ci était déjà au courant, car les mots ne se feront pas silence si l’information n’est plus un mystère.

En ce qui concerne Akane, un élément de son passé n’était connu de nul autre avant qu’elle n’accepte d’en faire part à J’hall. Son nom véritable. J’huly s’approche donc de la muse du sang et chuchote à son oreille le nom qu’elle ne pourrait ni posséder ni prononcer si ses dires précédents s’étaient révélés faux. Enfin, elle se recule et prend de nouveau la parole à voix haute.

« Alors ? Me crois-tu à présent ?
– Et bien, je t’avouerai que tout cela reste surprenant, mais tu m’as évidemment convaincu… Je suis tout de même étonnée que votre corps partagé te permette de passer outre le contrat magique qui me relie à J’hall.
– En réalité… Tu as conclu ce pacte avec Vorondil… Je suis J’huly Vorondil. Il est J’hall Vorondil… En tant que gardienne, il est normal que je sois mise au courant de ce genre de chose.
– Oui, je vois… Bon, et bien J’huly… je suis ravie de te rencontrer ! »

Sur ces paroles, Akane prend J’huly dans ses bras et l’embrasse. Celle-ci ne réagit pas sur l’instant, surprise de se retrouver aussi soudainement bouche contre bouche avec une autre muse. Lorsqu’Akane s’écarte en souriant, J’huly lui offre un sourire timide et hésitant.

« Il fallait t’y attendre : J’hall est mon amant et donc, même si tu n’es pas vraiment lui, je ne me priverais pas de t’aimer tout autant. Surtout si vous êtes au final deux facettes d’une unique personne.
– Euh… merci… Tu es gentille. Je… je suis ravie de te voir aussi à l’aise avec cette révélation. Ce n’est pas toujours le cas…
– Je connais J’hall depuis plusieurs années maintenant, même si je suis devenue muse depuis peu. Je savais pertinemment que j’étais loin d’imaginer tout ce qu’il me restait à découvrir de lui. Même si je te concède que ce secret-là il aurait pu m’en parler, depuis le temps ! C’est toutefois surprenant, ta personnalité est vraiment très différente de celle de J’hall, mais j’adore ça ! Et, si j’ai bien compris, il nous entend discuter là ?
– Oui, tout à fait…
– Et bien, J’hall, tu n’es qu’un horrible cachottier ! »

Akane part d’un grand rire après m’avoir ainsi qualifié, mais je mérite très certainement ce sobriquet au vu de tous les secrets que j’ai encore pour elle et pour d’autres. Une voix soudaine, en provenance de l’entrée de ce jardin, se fait entendre.

« Akane ! Arrête de roupiller et ramène-toi ! J’ai trouvé le matériel qu’il nous manquait. On va pouvoir commencer ! »

Cette voix est celle de Destiny, muse de la mort. Elle est aisément reconnaissable grâce au miroir fixé sur sa barrette à cheveux. Celui-ci offre, à ceux qui y plongent le regard, la vision des êtres qu’ils ont vu s’éteindre. J’huly fait rapidement comprendre à Akane de ne pas faire mention d’elle à Destiny. La muse du sang prend la parole :

« Oui, Destiny ! J’arrive !
– Dépêche-toi, sinon je démarre sans toi ! Je t’attends à l’intérieur. »

Après avoir attendu quelques secondes, J’huly s’exprime à nouveau.

« Merci de… de ne pas avoir trahie ma présence. Destiny est très gentille, mais… comme je te l’ai dit, je préfère éviter d’avoir trop de monde autour de moi.
– C’est ce que j’avais cru comprendre, oui. Quoi qu’il en soit, J’huly, je vais devoir te laisser. J’avais demandé à Destiny de m’appeler lorsque l’on pourrait commencer notre nouvelle œuvre. J’ai hâte de te revoir pour continuer notre discussion !
– Oui, moi aussi… Et surtout n’oublies pas, mon existence ne doit pas être connu à l’extérieur du palais…
– Tu peux me faire confiance ! »

Après un dernier baiser, Akane repart en direction de l’atelier, laissant J’huly, rassurée de pouvoir préserver sa tranquillité, œuvrer à l’embellissement de ses jardins fabuleux.

Ici se termine cette petite promenade dans les jardins du palais. Cette chronique n’avait pour objectif que de vous faire découvrir ma seconde personnalité, mais rassurez-vous, celle-ci reviendra avec bien des surprises ! Sous ses airs de demoiselle intimidée, elle n’en reste pas moins une gardienne digne de ce titre !

Ainsi, J’huly Vorondil, fille de la nature, muse des jardins, gardienne des jardins du Temple des Arts et créatrice d’Yraliss, les jardins fabuleux vous embrasse bien fort… ou du moins le ferait-elle si l’idée ne lui faisait pas monter le rouge aux joues !

Quant à moi, J’hall Vorondil, poète des temps présents, je mets le point final à cette nouvelle en promettant de coucher sur le papier encore bien des secrets du plus bel endroit d’Eternera à mes yeux. Nous nous retrouverons bientôt pour de nouveaux récits où l’action sera au rendez-vous !

J’hall Vorondil

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Commentaires:

  1. Suzanne

    Ça y est!je viens de le finir!! J’ai beaucoup aimé… Et franchement j’aimerais bien voir ce jardin pour de vrai ou encore celui nommé Lunaris…je trouve que tu décrit très bien ton monde imaginaire à terl point qu’on a l’impression de partager ton cerveau et qu’on arrive à voir ce que tu vois. Car je ne droite pas que tu as une image bien précise de tout de que tu nous décrit… Et du coup je comprend que tu cherches quelqu’un pour d’illustrer…c’est ce qu’il nous manque…. Mais en même temps je ne suis pas certaine car l’imagination est parfois plus belle encore et plus enrichissante… Bref à méditer.
    En tous cas, on se demande quel était le passé d’Akane avant qu’elle ne soit muse si elle a fini en muse du sang 🙂
    En tous cas,continu mon petit jacotchito, j’attends avec impassience de savoir ce qu’il va se passer dans ce monde fantastique et poétique !!!
    Gros bisous !!!

    • Jhall

      Oui, les jardins de J’huly font partie des plus belles merveilles de cet univers. Et tu ne sais pas encore tout au sujet du lien fort qui uni la muse des jardins avec le monde végétal. 😉
      Même si j’ai une idée plus ou moins précise de ce à quoi est censé ressembler les éléments de cet univers, j’aimerai avoir des illustrations représentant avant tout le ressenti de l’illustrateur. Je n’ai pas envie de quelqu’un qui représenterait trait pour trait ce que je décris. Donc au final, si illustrations il y a, ce ne seront certainement pas des représentations exactes de ce que j’imagine, mais plutôt de ce qui est né dans l’imaginaire de l’illustrateur (dessinateur, photographe ou autre ^^). Et ainsi, l’imagination des lecteurs resteraient, je pense, intacte. 🙂
      Et en parlant d’imagination, je n’aborderai pas dans mes chroniques l’entièreté des mystères de chaque personnage. Et ce sera par exemple le cas pour Akane, sur laquelle le mystère de son passé continuera de planer. Au lecteur de le supposer en recoupant les informations dont il disposera au fur et à mesure que l’oeuvre avancera. 😉
      J’espère que les prochaines histoires de ce monde que tu décris de fantastique et de poétique (et j’en suis très heureux! ^^) te plairont. La prochaine chronique sera encore un peu descriptive, car j’ai encore quelques éléments de l’univers à mettre en place, mais par la suite on aura plus de péripéties, voir même quelques quêtes. Au bout d’un moment, je m’arrangerai pour alterner les chroniques calmes avec celles plus mouvementées. 🙂
      Voilou, en tout cas je suis très heureux que ce que j’écris te plaise! :3 Gros bisous ma p’tite Suzanne! 😀