Calliope, muse de la poésie épique

Calliope, bien au-delà de conter des récits épiques, en a elle-même vécu… laissez-moi vous en présenter un à travers un poème digne de son art!

Calliope, muse de la poésie épique

Jeune fille intrépide à l’esprit vagabond
De l’essence noble des hautes sociétés,
Elle a fuit son pays pour vivre une passion
Qui domine son cœur : celle de voyager !
Quittant Hegamon Gor, la cité éternelle,
La jeune Calliope aux cheveux mordorés
Et son preux compagnon, sur une même selle,
Parcoururent cent lieux sous les astres dorés
Pour se voir confronter aux folles aventures
Contées par les récits et chantées par les bardes.
Sillonnant le pays sur leur fière monture,
Saluant le danger bien souvent par mégarde
Des océans du sud aux montagnes du nord,
Ils vécurent tous deux une idylle, un amour
Partageant l’émotion et les saveurs du corps
Sans compter les instants, appréciant chaque jour.

Jeune femme vaillante au courage certain,
Elle infiltra les rangs d’étranges mercenaires,
Lesquels œuvrent dans l’ombre à leurs desseins malsains
En prévoyant la mort des elfes par le fer !
Réunissant nombre de guerriers solitaires,
Elle et son compagnon se firent grands stratèges
Pour vaincre cette armée ténébreuse et austère,
Pour que ce coup d’état enfin se désagrège.
Elle falsifia les cartes ennemies
Pour guider ces traîtres bien loin des belles gens,
Vers un piège tendu par ses nouveaux amis ;
Tous ces mercenaires se firent mettre au ban.
Le cerveau du complot réussit à s’enfuir
Tout en blessant à mort ce compagnon de quête
Qui avait partagé tant de temps et de rires
Au côté de sa dame, dont il fit la conquête.
Celle-ci, éplorée, s’approchant du mourant,
L’entendit murmurer ces dernières paroles :
« Calliope, mon amour, promets-moi qu’en tout temps,
Tu feras de ton art ton premier symbole… »

Jeune artiste au rire parfois bien douloureux,
Après que sont passées quatre longues années
Suite à la mort de son homme si valeureux
Qui savait lui prouver ô combien il l’aimait,
Elle glorifia de fort nombreux exploits,
Œuvres d’aventuriers aux actes héroïques,
Emplissant ses pensées d’un éprouvant émoi
À chaque vers tracé de poèmes épiques.
Elle n’oublia pas son passé tourmenté
Se promettant qu’un jour, elle retrouverait
Ce maudit comploteur qui lui avait voler
Son défunt compagnon ; elle le vengerait.
Alors qu’elle arpentait la forêt verdoyante
Où siégeait la cité des elfes élégants,
Elle entendit soudain des paroles bruyantes
Et l’écho des épées dans le souffle du vent.
La stupéfaction l’envahit sur l’instant
En découvrant l’homme qu’elle avait tant haït
S’apprêtant à frapper bien sournoisement
Un bretteur secourant deux elfes assaillis
Par de sombres bandits au regard venimeux.
Surgissant des fourrés, bloquant le bras armé
De celui qui avait mis fin au temps heureux
Si fort et si lointain de ses amours passés,
Elle offrit au bretteur le soin de la venger :
D’une lame en plein cœur, le bandit s’affaissa.
Une main sur le cœur, elle en vint à pleurer…
Remerciant le guerrier, son chagrin s’apaisa,
Dès lors où ce dernier lui offrit de le suivre
Dans un temple où son art y serait célébré
Où il était gardien, où elle pourrait vivre
Et rendre ainsi honneur à son serment passé.

Jeune muse aujourd’hui dans le Temple des Arts,
Calliope préside à la poésie épique.
À travers ses œuvres, par amour, elle narre
Les exploits fabuleux de guerriers héroïques.

J’hall Vorondil

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Commentaires:

  1. suzanne verdier

    La structure de ce poème me fait penser à une fable, j’aime beaucoup 🙂

    • Jhall

      C’est pas loin ahah. ^^ Pour le coup, j’ai écrit un “poème épique”. C’est un poème qui a pour objectif de retranscrire un récit de l’Histoire en un poème. Je n’en avais pas encore fait, ça m’a beaucoup plu. :3